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Deux professeurs de l’UQAR, MM. Jean Ferron et Robert Dion, viennent de recevoir chacun un Prix d’excellence 1998 de l’Université du Québec. Ces prix de prestige visent à souligner, dans l’ensemble du réseau UQ, des réalisations significatives dans les domaines de l’enseignement ou de la recherche universitaires. Ils étaient confrontés à d’autres professeurs de Montréal, Chicoutimi, Trois-Rivières, Hull et Rouyn.
Jean Ferron, professeur de biologie, a reçu le Prix d’excellence en enseignement. La petite faune et l’aménagement des habitats forestiers sont de grandes passions pour ce pédagogue innovateur. «On ne travaille pas pour recevoir des prix, dit-il, mais c’est une belle reconnaissance. C’est un encouragement à continuer. Ce prix, je veux le partager avec mes collègues; le développement des programmes, les nouvelles approches pédagogiques, tout ça est avant tout un travail d’équipe.
Le professeur de lettres Robert Dion a reçu le Prix d’excellence en recherche, ex æquo avec un professeur de l’UQAM. En plus d’être un fin connaisseur de la littérature québécoise, M. Dion analyse plus particulièrement les dimensions interculturelles de la littérature. Il termine prochainement un séjour de recherche en Allemagne, suite à l’obtention d’une bourse Humboldt. Ce projet porte sur la perception de l’Allemagne dans la culture québécoise.
Les lauréats des Prix d’excellence sont choisis par un jury composé de trois spécialistes œuvrant hors de l’Université du Québec. Un montant de 25 000 $ est associé à chacun des prix.
C’est la deuxième fois que l’UQAR voit deux de ses professeurs
obtenir au cours de la même année de tels prix d’excellence.
En 1991, Régis Fortin (enseignement en sciences de l’administration)
et Bruno Jean (recherche en sciences humaines) avaient raflé les
deux prix. Deux autres professeurs de l’UQAR l’ont également remporté,
dans le domaine de l’enseignement: Marcelle Beaupré (1992) et Romain
Rousseau (1993). Enfin, Bernard Demers et son équipe ont reçu
en 1996 un Prix «Réalisation», pour le développement
de la vidéocommunication dans l’Est du Québec.
Après une longue carrière dans le domaine du journalisme régional, Mme Andrée Gauthier partira bientôt pour la Vieille Capitale. Avant de quitter, elle a accepté de remettre ses archives personnelles à la Bibliothèque de l’UQAR. Cela représente une somme remarquable de documents, de photos et de souvenirs portant sur la société rimouskoise et bas-laurentienne, au cours des soixante dernières années.
Une cérémonie a eu lieu le 9 septembre dernier à l’UQAR. Le recteur Pierre Couture a profité de l’occasion pour souligner la contribution de Mme Gauthier à la vie sociale et culturelle régionale et pour la remercier de ce don à la bibliothèque. Étaient également présents le secrétaire général Michel Bourassa, MM. Gaston Dumont et Pierre Collins, de la Bibliothèque, ainsi que M. Raymond Saint-Pierre, de l’Association des retraités de l’UQAR, qui a réussi à convaincre Mme Gauthier de l’importance de ce don pour une meilleure compréhension de l’histoire régionale.
Le recteur a vu dans le geste de Mme Gauthier «une sorte de continuité dans ses belles habitudes de coopération et de complicité qu’elle a toujours manifestées envers la population du Bas-Saint-Laurent». Les écrits et les actions de Mme Gauthier, a-t-il soutenu, ont conduit à la mise sur pied du Conservatoire de musique, à la première garderie publique et à la Villa de l’Essor. Ils ont fait avancer plusieurs dossiers comme l’Association canadienne de la santé mentale, l’Ambulance Saint-Jean ou la Croix-Rouge. Enfin, le travail d’éveil et de formation qu’elle a mené pour la place des femmes dans la société mérite d’être souligné.
Née à Rimouski il y a 86 ans, Mme Gauthier compte pas moins de 66 ans de métier et de mémoire dans le journalisme régional. Elle a travaillé pour le développement d’une université rurale dans le Bas-Saint-Laurent dès les années 1930. Elle a couvert le Grand Feu de Rimouski, en 1950. Elle a rédigé des milliers de textes pour les journaux de Rimouski, Trois-Pistoles et Mont-Joli, sans compter les centaines d’autres articles pour des revues ou des journaux spécialisées. «Le journalisme, dit-elle, c’est ma fontaine de Jouvence.» Pour faire ce métier, il faut, selon Mme Gauthier, de la passion, de la curiosité et de la détermination, la santé, le désir de faire avancer les choses et le goût de travailler en équipe.
Elle a aussi remercié son mari, M. Arthur Gauthier, qui l’a toujours appuyée et encouragée durant toutes ces années. Rappelons que celui-ci a travaillé à l’imprimerie de l’UQAR au début des années 1970.
Longue vie à ces deux belles personnalités!
Quatre professeurs du Département d’économie et de gestion de l’UQAR ont remporté un Prix d’excellence dans la catégorie «Recherche opérationnelle», à la suite d’une communication présentée à Saskatoon, en mars dernier, lors du Congrès annuel de l’Association des sciences administratives du Canada.
La recherche présentée à Saskatoon avait pour titre: «Une approche multicritère à la mise en œuvre d’un programme de développement régional». Les professeurs qui ont travaillé à cette étude sont: Jean-Claude Michaud, Bruno Urli, Claude Rioux et Louis Gosselin (ce dernier est maintenant vice-recteur à l’UQAR).
En 1994, la «crise» du poisson de fond a nécessité l’établissement d’un moratoire sur cette pêche dans tout l’Atlantique canadien, en incluant le Québec maritime. Le gouvernement canadien a alors fixé le total des prises admissibles de poisson de fond à 25 % de son niveau de la fin des années 1980. Cette crise, ajoutée à une situation économique déjà difficile, a nécessité l’intervention gouvernementale sous forme de divers programmes. L’équipe de recherche de l’UQAR avait donc le mandat de développer une approche d’aide à la décision, en fonction de différents critères et pondérations, afin de répartir convenablement les fonds disponibles et de permettre aux communautés affectées de recevoir une aide équitable. Le classement des municipalités s’est fait à partir de deux axes: l’impact de la crise des pêches dans le milieu et le potentiel de développement de chacune des municipalités.
La communication primée fait état du modèle proposé
et de la démarche utilisée pour son implantation dans le
milieu des pêches au Québec. Félicitations aux quatre
chercheurs qui ont remporté ce prix.
La Gaspésie n’a pas qu’un visage. Elle se dépeint dans une palette de formes et de couleurs qui font la fierté de ceux et celles qui l’habitent. Ces mots de John Michaud, du ministère de la Culture et des Communications, indiquent bien l’ampleur de la tâche qui revient à qui veut faire une description de la Gaspésie.
Les Gaspésiens et les nombreux touristes qui visitent la Gaspésie ont maintenant à leur disposition un livre qui les invite à la découverte de l’histoire et du patrimoine gaspésien. Avec de nombreux trajets proposés et plusieurs illustrations, l’ouvrage nous fait mieux connaître ce pays de mer et de montagnes, façonné par des apports ethniques et culturels diversifiés.
Le livre vient de paraître, aux éditions du GRIDEQ, à l’Université du Québec à Rimouski, sous la direction du professeur d’histoire Paul Larocque et de l’agent de recherche Jean Larrivée. Une dizaine d’auteurs ont apporté leur collaboration, selon leurs domaines d’expertise ou selon les connaissances approfondies qu’ils avaient d’un secteur géographique en particulier.
Ainsi, dans la première partie, Jean Larrivée nous invite à explorer la Mitis pendant que Georgy Bouffard scrute la Matanie et que Gaston Desjardins parcourt les falaises de Grosses-Roches à Petit-Cap. Paul Larocque a sillonné en long et en large la pointe de la Gaspésie, de Rivière-au-Renard jusqu’à Newport. Nicole Thivierge nous décrit la Baie des Chaleurs pendant que Gabriel Auclair et Louise Roy couvrent le territoire de la Matapédia.
La seconde partie du livre propose des points de repères plus spécialisés. Le professeur de géomorphologie Bernard Hétu explique les origines du relief très accidenté de la Gaspésie, en révèlant quelques sites incontournables. Jean-Pierre Bélanger s’intéresse aux Amérindiens qui ont été les premiers habitants de la Gaspésie. Mario Mimeault nous fait voir la richesse de la mosaïque culturelle qu’est devenue la Gaspésie. Et Pierre Rastoul signe le mot de la fin.
«La Gaspésie est une immense région à couvrir, constate Paul Larocque. Notre intention était de décrire l’histoire naturelle, les paysages, les bâtiments importants, mais aussi, d’expliquer de quelle façon les humains se sont implantés dans ce décor, de voir comment l’humain et la nature se sont conjugués. La pêche, la forêt, le tourisme et plusieurs sites culturels font partie de notre tour de la Gaspésie.»
Ensemble, les auteurs ont exploré à fond les attraits historiques de la Gaspésie. Ils livrent ici le fruit de leurs observations et nous indiquent les routes à suivre pour bien observer les sites patrimoniaux les plus intéressants.
À la fois un guide et un outil de référence, cet ouvrage sur la Gaspésie fait suite à un livre semblable paru il y a quatre ans, également sous la direction de Paul Larocque : Parcours historiques dans la région touristique du Bas-Saint-Laurent.
Le nouveau livre (482 pages) est en vente dans les librairies. On peut
aussi l’obtenir au secrétariat du GRIDEQ, à l’UQAR (723-1986
poste 1648), au prix de 25 $ taxe incluse, en ajoutant 3,50 $ pour les
frais de port et manutention.
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En août 1998, Le Conseil supérieur de l’éducation, à la suite de consultations, a nommé la professeure Danielle Lafontaine de l’UQAR à titre de membre de sa Commission de l’enseignement et de la recherche universitaires. Celle-ci a accepté de siéger à la Commission pour un mandat d’un an.
Mme Lafontaine a étudié en histoire de l’art et en sociologie avant d’obtenir un diplôme à l’École des Hautes études en sciences sociales (Paris). Professeure à l’UQAR depuis 1978, son principal champ de spécialisation est le développement régional. Très active en recherche, elle a publié un grand nombre d’ouvrages et d’articles dans ce domaine en plus de donner des conférences dans des universités et ailleurs. Elle dispense des cours en sociologie et en administration publique régionale. À l’UQAR, la professeure Lafontaine a exercé plusieurs responsabilités administratives, notamment la direction d’un groupe de recherche institutionnel, le GRIDEQ, durant six ans, la direction d’un département et la direction de programmes. Elle a également siégé au conseil d’administration et au comité exécutif.
Préoccupée par le devenir de l’éducation au Québec, elle rédigeait dès 1979 un premier mémoire sur l’université dans le cadre de consultations portant sur la politique scientifique. Au cours des années 90, elle fut durant près de quatre ans membre et secrétaire élue d’un comité statutaire de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’Universités (FQPPU). Plus récemment, elle était nommée parmi les membres du comité aviseur externe sur la politique des universités.
Conseil supérieur de l’Éducation
Institué au début des années 60 -en même temps que le Ministère de l’Éducation- le Conseil supérieur de l’Éducation (24 membres) est préoccupé du développement de l’ensemble du système d’éducation, de la petite enfance à l’âge adulte. Plusieurs Commissions oeuvrent à cette mission dont une centrée sur le secteur universitaire. Par des rapports, ces Commissions alimentent la réflexion publique sur les principaux enjeux de l’éducation au Québec.
La Commission de l’enseignement et de la recherche universitaires
(de 9 à 12 membres) est chargée de faire au Conseil supérieur
de l’éducation des suggestions relative au secteur universitaire.
Elle amorce actuellement la réalisation d’un avis portant sur les
conditions de réussite des étudiantes et étudiants
à l’université. Déjà un premier rapport d’étape
a été réalisé. Il s’agira pour les membres
de l’étudier, de participer à la délimitation d’un
champ de réflexion sur le sujet, ceci devant déboucher sur
la formulation d’un avis. Il sera sans doute aussi question du projet de
politique à l’égard des universités que le Gouvernement
a inscrit à son agenda.
Patience. Sens de l’observation. Curiosité pour les mœurs animales et la vie marine. Il faut beaucoup de ces qualités pour se lancer dans une étude de comportement très détaillée sur l’alimentation d’un simple mollusque. Dans le cadre de ses études de doctorat en océanographie à l’UQAR, M. Sébastien Thorin s’est intéressé aux variations du comportement alimentaire de la moule (Mya arenaria), également appelée mye ou «clam». Ce mollusque comestible est présent en fortes densités à la surface ou dans les sédiments de la zone de marée de l’estuaire du Saint-Laurent. Sébastien a défendu publiquement sa thèse le 25 juin 1998, obtenant la mention «Excellent».
«Ces mollusques ne se déplacent pas, explique Sébastien. Ils se nourrissent à partir du phytoplancton et autres particules en suspension dans la colonne d’eau. Ils sont tributaires des courants marins qui leur apportent périodiquement les éléments nutritifs nécessaires à leur alimentation et à leur croissance.»
Enfouie dans le sable, la mye (ou moule) est dotée d’une longue paire de siphons qui la relie à la colonne d’eau. Elle pompe l’eau par un siphon, filtre les particules à travers ses branchies, et «recrache» l’eau filtrée par l’autre siphon. Lorsque les courants sont trop forts, l’alimentation de ces bivalves peut être perturbée.
L’intérêt de la recherche de M. Thorin est justement d’observer comment, pour s’alimenter, la mye adapte l’ouverture et la fermeture de ses siphons aux conditions de son environnement. Dans la zone intertidale au Parc du Bic, l’étudiant a donc filmé, avec une caméra vidéo sous-marine, le comportement des siphons pendant plusieurs cycles de marée.
Les résultats de l’étude tendent à démontrer que l’activité alimentaire connaît des modifications importantes en fonction des variations du courant mais que le processus d’alimentation persiste même lorsque la vitesse du courant atteint des valeurs importantes. L’activité alimentaire est à son maximum entre les mois de juin et août, et elle chute fortement dès le mois d’octobre.
De Rennes à Rimouski
D’origine française, Sébastien Thorin détient une maîtrise en biologie des organismes et de populations de l’Université de Rennes et un diplôme d’études approfondies en adaptation et survie en environnements extrêmes, de l’Université d’Aix-Marseilles II. Au terme de ses études de doctorat, il souhaite maintenant travailler dans le domaine de l’étude du fonctionnement des écosystèmes marins.
La thèse de M. Thorin était dirigée par l’océanographe Bruno Vincent. Le professeur de biologie Jean Ferron a présidé le jury, composé également de MM. Marcel Fréchette, de l’Institut Maurice-Lamontagne, et Pierre Goulletquer, chercheur à l’IFREMER, à La Tremblade (France).
En plus de son intérêt pour les sciences de la mer, Sébastien
est également un plongeur autonome expérimenté et...
un musicien doué: il a fréquenté le conservatoire
en hautbois et il fait partie d’un groupe de blues-rock à Rimouski.