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29 avril :
Pour que les mots du génocide ne restent pas lettres mortes»
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«Papillon blanc», symbole du message de paix»
28 avril :
Apprendre de cette immense erreur humaine»
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Sur les lieux du génocide»
26 avril :
Les mots qui tuent»
25 avril :
Visite au Kigali Memorial Center»
31 mars :
Communiqué général»
sous le patronage de la Commission canadienne de l’UNESCO
Les mots du génocide au RWANDA,
lire, écrire et comprendre
31 mars 2006
Pour la première fois depuis l’effroyable génocide de 1994, la communauté universitaire internationale organise un colloque scientifique qui se déroulera à Kigali (Rwanda), du 25 au 29 avril 2006, dans le but à mettre en commun les énergies pour faire émerger des valeurs de paix et de tolérance. www.uqar.ca/rwanda
Les responsables du colloque, dont la professeure Pauline Côté, ont présenté les grandes lignes de cet événement lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée au siège social de l’Université du Québec, à Québec, le 31 mars. À cette occasion, le président de l’Université du Québec, M. Pierre Moreau (à droite), et le recteur de l’UQAR, M. Michel Ringuet (à gauche), ont souligné l’importance pour le milieu
universitaire québécois de tendre les bras au peuple rwandais pour briser la détresse et l’aider à se construire un avenir meilleur. M. Léo Kalinda et Mme Athanasie Mukarwego, (au centre) le réalisateur et l’héroïne du film «Mères courage», étaient aussi des intervenants lors de la conférence de presse. M. Kalinda et Mme Mukarwego seront sur place au Rwanda pour présenter leur film aux congressistes.
Partenariat
Ce colloque interdisciplinaire et d’envergure internationale est organisé au Rwanda sous les auspices du Laboratoire d'étude et d'action pour le développement de la recherche en éducation (LÉADRE) de l’UQAR, en partenariat avec les universités rwandaises, l’Université de Trent (Ontario) et l’Université de Bretagne Occidentale (France). Des représentants de mouvements sociaux, comme CIBLES (Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social), Développement et Paix, diverses Associations internationales sur les rescapés des génocides et sur les droits humains, l’environnement et la démocratie, ont aussi travaillé à la préparation du programme et seront sur les lieux pour ce colloque de cinq jours.
Placé sous le patronage de la Commission canadienne de l’UNESCO dans le cadre des célébrations entourant le 50e anniversaire de la Commission, l’événement vise à mettre sur pied un Réseau international de chercheurs et de praticiens sur la compréhension et la prévention des conflits, sur une culture de la paix par une éducation à la démocratie, aux libertés et droits fondamentaux.
L’Agence canadienne de développement international (ACDI) contribue au succès de ce colloque en assumant les frais de déplacement et de séjour à Kigali de plus d’une soixantaine de participants d’origine africaine, notamment pour les Rwandais du Rwanda et de la diaspora, jusqu’à hauteur de 147 000 $.
«Ce colloque est un excellent exemple de sensibilisation aux horreurs du génocide au Rwanda, a déclaré l’honorable Josée Verner, ministre de la Coopération internationale. Nous sommes fiers d’appuyer ces efforts de sensibilisation qui servent à promouvoir une société plus égalitaire et sécuritaire, tout en tentant de prévenir de telles atrocités.»
Jusqu’à maintenant, plus d’une centaine de participants, dont une quinzaine du Québec, se sont inscrits au colloque, en provenance tant des milieux anglophones que francophones des continents africain, européen et américain.
«L’idée essentielle de ce colloque, précise Mme Pauline Côté, professeure en sciences de l’éducation à l’UQAR et principale organisatrice de l’événement, c’est de réunir des intervenants de différents pays, de différentes spécialités, et de discuter ensemble pour savoir comment naissent les conflits afin de mieux les comprendre et mieux les prévenir, en particulier par les valeurs éducatives et artistiques. La situation du Rwanda sera à la base de la discussion, mais d’autres cas dans le monde pourront être analysés et comparés.»
Quatre axes
Les spécialistes au colloque aborderont la problématique des mises en discours du génocide selon quatre axes différents:
1) la perspective psychologique: Comment assurer la transmission fidèle des discours, des mots/maux du génocide, de ses séquelles? Comment garantir la parole des survivants?Comment mieux comprendre les mécanismes de reconstruction de Soi et du Monde?
2) la pédagogie: Quels sont les outils pédagogiques susceptibles de transmettre le savoir humain aux générations futures? Quelle part faire à l’Institution scolaire dans l’écriture, la lecture et la compréhension du monde? Comment enseigner la paix, la tolérance et la solidarité entre les peuples en respectant les principes démocratiques et les libertés fondamentales?
3) l’expression sémiotique et artistique: Comment les textes testimoniaux, les médias, communiquent et reconstruisent l’histoire et l’horreur? Comment ouvrir des horizons habitables avec tout le poids du passé, pour que l’anéantissement ne ronge plus la mémoire et que des lieux de mémoire s’érigent et participent à la remise sur pied du possible national et international?
4) les aspects historiqueset juridiques: quel bilan global pouvons-nous faire de la situation historique et juridique des conflits génocidaires au national comme à l’international? Dans l’immédiat post-génocide au Rwanda, quel cheminement a été accompli depuis lors, tant dans le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) que dans les «Gaçaça» (tribunaux populaires).
Printemps= Rwanda
En plus de ce colloque organisé par des Québécois, la question rwandaise sera au cœur de l’actualité, d’ici à l’été. Ainsi, le 1er mars, le journaliste de Radio-Canada Léo Kalinda, d’origine rwandaise, a lancé son film Mères courage, qui porte sur les femmes rwandaises rescapées du génocide. En avril, sur plusieurs écrans au Québec, le film très attendu Un dimanche à Kigali, avec le réalisateur Robert Favreau et l’acteur principal Luc Picard (porte parole de Développement et Paix), prendra l’affiche. Enfin, le chanteur Corneille a composé une chanson «Notre jour viendra», tirée de son dernier album «Marchands de rêves», que plusieurs participants ont manifesté l’intention d’adopter comme chanson inspiratrice du colloque à Kigali.
«Pendant que nous aurons notre soirée d’adieu au Colloque, le 28 avril, remarque Pauline Côté, Corneille sera en spectacle à Montréal, au Centre Bell. Il aura certainement une petite pensée pour nous à ce moment-là.»
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Renseignements:
Mario Bélanger,
Service des communications UQAR
(418) 723-1986 poste 1426
mario_belanger@uqar.ca
